Un régime de prévoyance étendu à tous les salariés dès 2026
À compter du 1er mai 2026, tous les salariés relevant de la Branche des entreprises de services à la personne et des crèches privées, y compris les non-cadres, bénéficieront d’un régime de prévoyance obligatoire.
Le nouveau dispositif prévoit une couverture renforcée en cas d’événements graves, incluant notamment :
le versement d’un capital décès,
des garanties en cas d’invalidité,
la prise en charge de certains frais d’obsèques,
une rente éducation pour les ayants droit.
Pour les salariés, cette évolution représente une sécurisation accrue de leur parcours professionnel et une meilleure protection face aux aléas de la vie.
Une liberté maintenue pour les employeurs
Les gestionnaires de crèches privées et les entreprises de services à la personne conservent la possibilité de travailler avec l’assureur de leur choix, à condition que les garanties proposées respectent au minimum les obligations définies par la convention collective.
Deux organismes assureurs ont toutefois été recommandés par la branche, offrant aux employeurs une solution clé en main s’ils souhaitent s’appuyer sur des partenaires déjà identifiés. Cette flexibilité permet aux structures de s’adapter à leur taille, à leur organisation et à leur stratégie RH.
Un accord historique après des années de tensions sociales
L’instauration de ce régime de prévoyance obligatoire est issu d’un long processus de négociation sociale. Après plusieurs années de discussions, les partenaires sociaux sont parvenus à un accord unanime.
L’ensemble des organisations syndicales représentatives des salariés a validé ce dispositif, aux côtés des fédérations patronales du secteur. Ce consensus marque une étape importante pour une branche qui n’avait jusqu’alors jamais mis en place de régime de prévoyance généralisé pour l’ensemble de ses salariés.
Un levier pour l’attractivité des métiers de la petite enfance
Dans un contexte de pénurie de professionnels, notamment dans les crèches privées, la question de l’attractivité est devenue centrale. Conditions de travail, reconnaissance des compétences, stabilité de l’emploi et protection sociale sont désormais des critères déterminants pour les candidats.
La généralisation de la prévoyance constitue un signal fort envoyé aux professionnels de la petite enfance et du service à la personne. Elle contribue à renforcer la reconnaissance de métiers exigeants, souvent soumis à des contraintes physiques et émotionnelles importantes.
Pour les employeurs, ce nouveau cadre social peut également devenir un outil de fidélisation, en offrant un environnement professionnel plus sécurisant et plus structuré.
Quels impacts concrets pour les gestionnaires de crèches privées ?
Pour les dirigeants et responsables de structures, cette évolution implique une anticipation des obligations conventionnelles, une analyse des contrats de prévoyance existants et une communication claire auprès des équipes sur les nouvelles garanties mises en place.
Au-delà de l’aspect réglementaire, ce changement s’inscrit dans une réflexion plus globale sur la qualité de vie au travail, la professionnalisation du secteur et la pérennité des structures.
Vers une dynamique sociale renforcée dans la branche
La mise en place de ce régime de prévoyance obligatoire pourrait ouvrir la voie à de nouveaux accords collectifs, visant à améliorer les conditions de travail et la protection des salariés. Elle témoigne d’une volonté de moderniser le cadre social de la branche et de répondre aux défis actuels du secteur.
Pour les crèches privées et les entreprises de services à la personne, cette avancée constitue une opportunité de renforcer leur attractivité tout en structurant durablement leurs pratiques RH.